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Les petits déjeuners d’ArnavA : « De la performance individuelle à l’engagement collectif ».

Nicolas Leveau, qui a tenu une  conférence ce vendredi 19 juin au Pavillon Ledoyen,  a mis en perspective les modes de fonctionnement du groupe et les leviers tant individuels que collectifs pour en améliorer la performance.

Intelligence collective  et performance collective

L’intelligence collective est aux groupes, ce que l’intelligence individuelle est aux individus. Cette intelligence est un facteur de la performance, mais cette performance ne peut se réduire à cette seule notion. On distingue donc la performance collective orientée vers la tâche, de l’intelligence collective facteur prédictif d’une capacité à réaliser en groupe un nombre varié de tâches. L’intérêt pour les groupes vise la performance de ce que ne peuvent réaliser seuls des individus isolés.

L’intelligence collective est aux groupes, ce que l’intelligence individuelle est aux individus. Cette intelligence est un facteur de la performance, mais cette performance ne peut se réduire à cette seule notion. On distingue donc la performance collective orientée vers la tâche, de l’intelligence collective facteur prédictif d’une capacité à réaliser en groupe un nombre varié de tâches. L’intérêt pour les groupes vise la performance de ce que ne peuvent réaliser seuls des individus isolés.

On peut poser trois catégories de problèmes auxquels un groupe peut répondre :

    • D’ordre cognitif. Il s’agit d’une réponse à une question. Combien pèse ce panier garni ? Ce nouveau modèle de téléphone sera-t-il un succès ? La notion de performance collective intéresse-t-elle nos clients ?
      Dans l’émission «Qui veut gagner des millions ? », les experts joints par téléphone par les candidats donnent la bonne réponse dans 65% des cas, alors que le public a priori plus novice, obtient une réponse correcte dans 91 % des situations.
    • De coordination. Les différentes unités de l’entreprise doivent collaborer en adéquation. A l’instar du ballet du Bolchoï, les ballerines répètent à l’exact ce qu’elles ont longuement travaillé aux répétitions. Elles agissent en pleine conscience des autres danseuses, elles savent exactement la position de chacune d’entre elle la seconde suivante.
    • De coopération. L’individu agit au service d’un collectif, éventuellement aux dépens de ses intérêts individuels. Le tri des déchets est ainsi un exercice contraignant au niveau individuel mais nécessaire au collectif.

Les similitudes entre l’individu et le collectif

D’autres rapprochements que celui de l’intelligence sont possibles entre l’individu et le collectif.  De la même manière qu’un individu doit laisser émerger une idée unique, on attend d’un groupe qu’il exprime une idée ou une opinion unique. A l’instar d’un fonctionnement individuel clivé, un groupe peut souffrir d’un éclatement, d’une dissociation de son comportement. Ou encore, on observe parfois des désinvestissements importants d’un groupe pour ses missions, possiblement similaires à des syndromes dépressifs chez les individus.

Les six conditions d’un collectif performant

On peut identifier six conditions pour permettre à un ensemble d’individus de rendre compte d’un fonctionnement collectif efficient :

  1. Le groupe doit être constitué d’une population variée en genre, en âge, en compétences … dans le but de privilégier une diversité des points de vue.
  2. Le fonctionnement du groupe doit préserver l’indépendance des jugements afin que les membres puissent l’exprimer et s’autoriser à l’expression de leur singularité.
  3. La communication entre les membres favorise un climat d’échanges et permet ainsi l’intégration de la diversité des membres.
  4. L’émotion est vectrice d’énergie au sein du groupe. Une sensibilité interpersonnelle élevée favorise l’adaptation interpersonnelle des membres du groupe. Une émotion positive au sein du groupe favorise la circulation de l’information et la réalisation collective de la décision et de l’action.
  5. Le groupe doit être régi par des règles de fonctionnement et un système de valeurs dans lequel l’individu peut se reconnaître. On distingue les règles explicites (horaires de travail, tenue vestimentaire …), mais aussi implicites ou rituelles (déjeuner entre collègues les vendredis, la pause-café à 10h …)
  6. L’engagement au groupe est fortement lié au un sentiment d’appartenance permettant la réalisation personnelle (reconnaissance dans les valeurs du groupe, mise en adéquation des attentes personnelles à ce qu’offre le groupe).
Sylvain AUDINOVSKI

Lors du petit déjeuner, Sylvain AUDINOVSKI, Chef d’Orchestre nous a proposé une expérience insolite en musique. Il a démontré que l’écoute et la coopération favorisent l’harmonie de groupe.

L’évaluation d’un collectif

L’évaluation d’un collectif peut être abordée selon une triple approche :

  • Approche comportementale : il s’agit de mettre un collectif en situation, et d’apprécier ses performances (réalisation d’une négociation collective, d’un projet d’entreprise …). Cette approche comportementale doit être réalisée selon un référentiel structurant. Chez ArnavA, ce référentiel couvre quatre dimensions : l’intelligence collective, les interactions, la réalisation collective, et le fonctionnement interne.
  • Dynamique interne : La psychométrie porteuse des valeurs et des aspirations chez l’individu trouve son pendant dans le fonctionnement interne d’un groupe. En interrogeant chaque individu sur sa place, ses attentes … dans le groupe, on peut apprécier les éléments qui relèvent de cette dynamique interne.
  • Intelligence collective : Pendant du potentiel cognitif posant les bases de la transférabilité des aptitudes dans des univers variés, l’intelligence collective peut être évaluée en demandant à un collectif de réaliser un nombre élevé d’activités. McGrath (1984) a posé les bases du type d’activité à cibler. Ces Activités se situent au croisement d’exercices d’une part sur un axe conceptuel/comportementale, et d’autre part sur un axe conflictuel/coopératif.